"Outing" de deux cadres du FN : un livre expurgé
enquête

"Outing" de deux cadres du FN : un livre expurgé

Entre droit à l'information et respect de la vie privée, la cour d'appel a coupé la poire en deux

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Interdit à la vente en l'état. Fait rarissime, le 12 décembre, le tribunal de grande instance de Paris a ordonné la suppression de plusieurs passages d'un ouvrage intitulé Le Front national des villes & le Front national des champs au motif que son auteur, un blogueur de 17 ans, portait atteinte à la vie privée en révélant l'homosexualité de deux cadres dirigeants du Front national. Des révélations présentées par l'auteur, Octave Nitkowski, comme des informations légitimes, censées expliquer la raison pour laquelle le parti de Marine Le Pen était en retrait dans la bataille contre le mariage pour tous. C ensure ou respect de la vie privée ? Coupant la poire en deux, la cour d'appel a estimé, jeudi 19 décembre, que le droit à l'information l'emportait sur l'atteinte à la vie privée pour l'un des deux cadres du FN, Steeve Briois. Deux jugements, deux interprétations différentes et un vrai casse-tête pour la presse, partagée entre la nécessité de rendre de compte de l'affaire et le respect la vie privée (y compris pour nous, qui dans cet article citerons donc le nom de Briois, mais pas celui de l'autre dirigeant FN).
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"Outing" de deux cadres du FN : un livre expurgé

Interdit à la vente en l'état. Fait rarissime, le 12 décembre, le tribunal de grande instance de Paris a ordonné la suppression de plusieurs passages d'un ouvrage intitulé Le Front national des villes & le Front national des champs au motif que son auteur, un blogueur de 17 ans, portait atteinte à la vie privée en révélant l'homosexualité de deux cadres dirigeants du Front national. Des révélations présentées par l'auteur, Octave Nitkowski, comme des informations légitimes, censées expliquer la raison pour laquelle le parti de Marine Le Pen était en retrait dans la bataille contre le mariage pour tous. C ensure ou respect de la vie privée ? Coupant la poire en deux, la cour d'appel a estimé, jeudi 19 décembre, que le droit à l'information l'emportait sur l'atteinte à la vie privée pour l'un des deux cadres du FN, Steeve Briois. Deux jugements, deux interprétations différentes et un vrai casse-tête pour la presse, partagée entre la nécessité de rendre de compte de l'affaire et le respect la vie privée (y compris pour nous, qui dans cet article citerons donc le nom de Briois, mais pas celui de l'autre dirigeant FN).

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